Dernière mise à jour : 10 août 2026

Certaines plantes d'intérieur et de bureau spécifiques sont capables de filtrer étonnamment vite les vapeurs d'essence dangereuses et autres composés organiques volatils (COV) présents dans l'air ambiant. Une récente étude scientifique montre qu'une combinaison de pothos, de syngonium et de plante araignée décompose ces composés toxiques en seulement quelques heures. Le résultat : un environnement de travail nettement plus sain et plus sûr pour tous les occupants du bâtiment.

La pollution de l'air intérieur : une menace invisible

Bien que la pollution de l'air extérieur dans nos villes attire souvent l'attention, la qualité de l'air intérieur constitue un risque tout aussi important pour notre santé. Dans bien des cas, l'air intérieur est même plus pollué que l'air extérieur, ce qui affecte notre santé physique et mentale. Selon les chiffres de l'Organisation mondiale de la Santé, pas moins de 99 % de la population mondiale respire un air qui dépasse les normes de qualité recommandées.

Un air intérieur de mauvaise qualité peut entraîner divers troubles de la santé :

  • Problèmes respiratoires, réactions allergiques et asthme

  • Irritation chronique des voies respiratoires

  • Maux de tête persistants, fatigue et nausées

  • Risque accru de maladies cardiovasculaires à long terme

Étant donné que nous passons en moyenne jusqu'à 90 % de notre temps à l'intérieur - au bureau, à l'école ou à la maison -, l'amélioration active de notre climat intérieur constitue une priorité urgente.

Comment les vapeurs d'essence pénetrènt-elles dans les bâtiments ?

De nombreuses écoles, immeubles de bureaux et appartements sont situés dans des zones à fort trafic : le long d'axes routiers fréquentés, à proximité d'une station-service ou au-dessus d'un parking souterrain. Par les fissures, les portes et les systèmes de ventilation, les gaz d'échappement et d'essence s'infiltrent chaque jour dans les espaces où ils continuent de circuler.

Ce phénomène est souvent amplifié par :

  • Une ventilation mécanique insuffisante ou mal réglée

  • L'utilisation de produits d'entretien chimiques

  • Les composés organiques volatils (COV) émis par les peintures, les revêtements de sol et le mobilier neuf

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L'étude pionnière d'Ambius et de l'UTS

Il est établi depuis longtemps que les plantes absorbent les polluants généraux. Cependant, l'impact spécifique sur les vapeurs d'essence — l'une des sources de COV les plus nocives dans les bâtiments publics et commerciaux — n'avait encore jamais été étudié à cette échelle. Pour ce faire, Ambius s'est associé à l'University of Technology Sydney (UTS), sous la direction du professeur Fraser Torpy.

Dans le cadre de cette expérience, les chercheurs ont utilisé le système compact LivePicture GO : un tableau végétal vertical intégrant quatre plantes. La sélection végétale se composait d'une combinaison spécifique de :

  • Scindapsus Aureus (pothos)

  • Syngonium (syngonium)

  • Chlorophytum (plante araignée)

Neuf de ces éléments de mur végétal ont été installés dans des chambres de test hermétiques. Pendant une période de 8 heures, une dose chimique d'essence a été introduite toutes les heures (comprenant des substances telles que le benzène, des alkanes, le cyclopentane, des thiols et de l'alcool). Un chromatographe en phase gazeuse de précision mesurait ensuite chaque heure la concentration exacte de produits chimiques encore présents dans l'air.

Les résultats : une purification de l'air rapide et adaptative

Les conclusions des chercheurs sont frappantes. Plus la concentration de substances toxiques dans l'air était élevée, plus les plantes éliminaient les polluants rapidement et efficacement. Cela prouve que le végétal s'adapte activement au niveau de pollution de son environnement.

En l'espace de quelques heures, la majeure partie des substances nocives avait disparu. Fait remarquable : les plantes ont décomposé le plus rapidement les composés les plus toxiques. Ainsi, le benzène — particulièrement dangereux — a été filtré nettement plus vite de l'air que des substances moins nocives comme l'alcool.

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L'expérience sur le lieu de travail

Dans la pratique, nous constatons que ces résultats de laboratoire correspondent parfaitement à ce qui se passe sur le terrain. Dès que nos paysagistes d'intérieur installent des murs végétaux ou des bacs de plantes dans des bureaux, l'effet sur la qualité de l'air est rapidement perceptible. L'espace paraît plus frais et les odeurs persistantes s'estompent plus vite.

Les aménagements végétaux sont donc bien plus qu'une simple touche esthétique dans votre intérieur. Ils constituent un outil fonctionnel qui contribue directement à la santé, au bien-être et à la productivité de vos collaborateurs.